Habituée aux parquets et à l’intensité du haut niveau, Raquel LOFF vit aujourd’hui une aventure bien différente, loin des terrains mais tout aussi importante dans une carrière et une vie de femme : la maternité. La centrale du Volley-Ball Club Chamalières a choisi de mettre temporairement sa carrière entre parenthèses pour accueillir son premier enfant, avec un retour à la compétition déjà envisagé pour début 2027.
 
Quelques semaines après l’annonce de sa grossesse au staff et à ses coéquipières du Volley-Ball Club Chamalières, Raquel nous donne de ses nouvelles ! 
 
Avant toutes choses : comment vas-tu ? Comment se passe le début de cette nouvelle aventure ?
 
Je vais très bien, merci !
 
C’est une période remplie d’émotions et de découvertes. Le début de cette nouvelle aventure se passe très bien et je suis très heureuse de pouvoir vivre cette expérience.
Bien sûr, il y a beaucoup de changements, physiquement et mentalement, mais j’essaie de vivre chaque étape avec beaucoup de calme et de gratitude. C’est un moment très spécial dans ma vie de femme et aussi dans ma carrière.
 
Comment as-tu vécu la décision de mettre votre carrière entre parenthèses pour vivre votre grossesse ? Penses-tu que le regard sur la maternité dans le sport professionnel a évolué ces dernières années ?
 
Honnêtement, ce n’était pas une décision facile, parce que le sport de haut niveau fait partie de mon identité depuis de nombreuses années. Mais aujourd’hui, je vois cette grossesse non pas comme une pause “négative”, mais plutôt comme une nouvelle étape de ma vie.
 
J’ai découvert ma grossesse presque au même moment que ma blessure à la cheville, donc émotionnellement, le début a été assez difficile. Moi qui ai toujours rêvé d’être une maman active, je me suis retrouvée dans une situation où je ne pouvais même plus marcher normalement ou prendre une douche seule à cause de la blessure. C’était une période très angoissante au début.
 
Mais aujourd’hui, après ce premier trimestre de grossesse et de rééducation, tout évolue dans le bon sens. Je retrouve progressivement de l’énergie, je peux recommencer à bouger et à m’entraîner de manière adaptée, et cela me fait énormément de bien moralement.
 
Je pense aussi que le regard sur la maternité dans le sport évolue beaucoup, et c’est une très bonne chose. On voit de plus en plus d’athlètes revenir à haut niveau après une grossesse, et cela montre qu’être femme, mère et sportive professionnelle est totalement compatible.
 
Je trouve important de parler de ces sujets avec naturel, parce que cela peut aussi inspirer d’autres femmes et d’autres athlètes.
 
Comment vis-tu cette grossesse au quotidien, en tant que sportive de haut niveau habituée à un rythme très intense ? Est-ce que tu continues d’avoir une activité physique adaptée ? Si oui, es-tu accompagnée dans cette démarche ?
 
C’est vrai que le rythme change beaucoup par rapport à une saison classique, mais le sport fait toujours partie de mon quotidien.
 
Je continue à avoir une activité physique adaptée, avec beaucoup d’écoute de mon corps et un accompagnement qui me rassure énormément. En plus du préparateur physique du club, j’ai la chance d’être entourée de deux femmes incroyables : ma préparatrice physique et ma kinésithérapeute, qui ont elles-mêmes été sportives et mamans.
 
Leur expérience fait une énorme différence pour moi, parce qu’elles comprennent à la fois les exigences du sport de haut niveau et les changements liés à la maternité. Dans une ligue qui soutient le sport féminin, je trouve ça très fort d’être entourée et accompagnée par autant de femmes compétentes.
 
L’objectif maintenant n’est plus la performance immédiate, mais plutôt la santé, le bien-être et le maintien d’une bonne condition physique pendant la grossesse. Et aujourd’hui, le fait de pouvoir recommencer à m’exercer progressivement me procure beaucoup de joie.
 
Te projettes-tu déjà sur ton retour sur les terrains début 2027 ? Comment le club t’accompagne-t-il dans cette nouvelle étape de ta vie de femme ?
 
Oui, bien sûr !
 
Même si aujourd’hui je profite pleinement de cette grossesse, je reste une compétitrice et je garde déjà en tête l’objectif d’un retour sur les terrains dès la saison prochaine, si mon corps me le permet.
 
Mon plus grand rêve serait de terminer un match et voir mes enfants entrer sur le terrain après la rencontre. J’imagine aussi le moment où je pourrai marquer un point et le célébrer en le dédiant à mes enfants. Rien que d’y penser, cela me donne énormément de motivation pour revenir.
 
Je sais aussi que ce retour devra se faire progressivement, avec patience et respect de mon corps, mais je ferai tout mon possible pour retrouver le terrain dans les meilleures conditions.
 
Concernant le club, je me sens vraiment soutenue et accompagnée dans cette nouvelle étape de ma vie. Et je ne pourrais pas parler de cette période sans mentionner mon mari, dont le soutien est tout simplement immense. Il a toujours été présent, mais ces derniers mois, il a été incroyable au quotidien.
 
Je réalise encore plus aujourd’hui à quel point une bonne équipe autour de soi change tout. Entre mon mari, le club et les professionnels qui m’accompagnent, je me sens entourée, soutenue et en confiance pour vivre cette nouvelle aventure sereinement.