Kora SCHABERL réceptionneuse/attaquante et internationale autrichienne, a également connu un été rythmé par la scène européenne, avec une participation au Championnat d’Europe 2026 sous les couleurs de l’Autriche. Une expérience internationale riche et historique puisque l’Autriche disputait ses premiers Championnats d’Europe depuis plus de 50 ans. Cette aventure lui a permis de se confronter au plus haut niveau et d’aborder la suite de la saison avec ambition. Elle revient sur cette aventure particulière et ses objectifs à venir.

Tu as participé au Championnat d’Europe 2026 cet été. Quel souvenir retiens-tu avant tout de cette compétition ?
J’hésite entre deux moments, mais je pense que celui qui m’a le plus marquée est d’avoir réussi à contrer Tijana Bošković, l’une des meilleures joueuses au monde et MVP de la Ligue des champions. Jouer devant 5 000 personnes était également incroyablement spécial. L’ambiance était inoubliable et a rendu toute cette expérience encore plus irréelle.
 
L’Autriche n’avait pas participé à un Championnat d’Europe depuis plus de 50 ans. C’est une source de pression ou de motivation d’avoir atteint ce premier objectif qui était de participer à la compétition ? 
Il n’y avait vraiment aucune pression, car personne n’attendait particulièrement quelque chose de nous. Le simple fait d’avoir l’opportunité de participer au Championnat d’Europe était déjà un immense honneur. Cela nous a surtout motivées à inspirer les jeunes joueuses autrichiennes et à montrer aux générations futures que, si elles travaillent dur et croient en leurs possibilités, elles peuvent atteindre ce niveau régulièrement et, je l’espère, accomplir encore plus que nous au cours de leur carrière.
 
Représenter son pays dans une grande compétition internationale est particulier. Qu’est-ce que cela change dans ta manière d’aborder les matchs ?
Honnêtement, que l’on joue au volley pour le plaisir ou devant 5 000 personnes lors d’un Championnat d’Europe, cela reste avant tout un match de volley. Ma façon de l’aborder ne change donc pas vraiment. La seule différence, c’est que j’essaie peut être de profiter davantage du moment et de graver certaines images dans ma mémoire pendant le match. Mais une fois sur le terrain, peu importe le lieu ou le public, cela reste simplement le sport que j’aime pratiquer.
 
Après avoir vécu ce Championnat d’Europe, avec quelle énergie et quelles ambitions abordes-tu la suite de la saison avec le club ?
Cet été, j’ai vraiment eu l’impression de pouvoir montrer ce dont je suis capable individuellement. Cela me motive énormément à continuer sur cette lancée et à montrer ces mêmes qualités ici en France, sous le maillot de Chamalières.
 
Quel est ton prochain rêve sportif ?
Mon objectif est clair. Je veux réaliser une très belle saison ici en France, atteindre les playoffs et y décrocher au moins une victoire.